-  escape from explanations. (NOLA&IRVING) -

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Irving DanversBREATHING IN THE COLDEST LIES.
BREATHING IN THE COLDEST LIES.
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name :  sensitive, nico.
faceclaim :  d. minnette (by alysandre).
 

age :  vingt-et-une années passées, écoulées, qui ont déchiré son âme, et sa chair.
career :  étudiant en droits civiques pour les propriétaires de bâtiments historiques ou culturels, mais ça ne lui plaît pas, il voudrait être écrivain ou éditeur.
civil status :  célibataire au cœur défoncé par les secrets qui pèsent trop lourds sur sa conscience.
family's influence :  ♕♕♕♕♕, ils ont l'argent, ils ont l'influence, ils sont la morale.
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(#) escape from explanations. (NOLA&IRVING) { Jeu 26 Juil - 20:14 }

escape from explanations
It's better to burn out than to fade away. My, my, hey, hey. Out of the blue and into the black. They give you this but you pay for that. And once you're gone you can never come back. When you're out of the blue and into the black.

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Encore une journée de faux semblants dans une famille où l’hypocrisie semble être la meilleure solution pour éviter les problèmes que causent une éducation trop rigoriste et basée sur une religion en laquelle je n’ai jamais cru. Le réveil causé par une infamante vocifération de la part de ma mère qui ne pense qu’à aboyer sur les domestiques qui ne font pas les choses comme ils le devraient. Ma tête se retrouve sous l’oreiller, pour tenter de réduire l’acoustique affreuse de la villa familiale. Je voudrais bien m’enterrer, loin d’eux, pour ne plus avoir à subir les ignominies qu’ils me font subir. Combien de temps avant qu’on ne vienne tambouriner à ma porte en me hurlant de me réveiller car il est déjà midi passé ? Comme pour une réponse, des coups effrénés sont donnés sur le bois qui compose l’unique barrière entre eux et moi. Un grommellement s’échappe de ma gorge comme pour leur faire savoir que je suis entrain de me lever. Ils tiennent à leurs foutus repas en famille pour que l’on se donne bonne conscience, mais je déteste ça, depuis vingt-et-un ans que je subis les bénédicités d’une lenteur affligeante, à devoir prier un bon dieu pour sa clémence quant à la subsistance que l’on trouve dans nos assiettes. Si dieu il existe, il doit bien être ironique pour m’avoir placé ici, ou alors il se nomme Crésus ou Rothschild. Il faut pourtant bien que je pose pied au sol, ce que je fais, sans aucune motivation, mon corps nu et encore endoloris de la veille. J’ai été profiter du beau temps pour aller courir non loin de la ville, seulement pour oublier tout ce qui ronge mon âme, pour tenter d’échapper ne serait-ce qu’une heure ou deux à la mélancolie funeste d’une prison dorée. Puis la porte s’ouvre à la volée, et une mère horrifiée constate avec stupéfaction que je suis entièrement nu. « Putain maman ! Je peux pas avoir deux minutes à moi ? C’est trop demander, dis-je en me levant avant d’aller lui claquer la porte au nez. » Seulement ça a suffit pour me sortir de ma torpeur. Les rideaux de la chambre luxueuse ouverts, une bonne douche s’impose, alors direction la salle de bain attenante à mon espace personnel pour se laver et dénouer des muscles qui n’arrivent plus depuis trop longtemps à se reposer, tout comme cet esprit embrumé depuis maintenant deux années. Ceci fait, je me vêts d’un simple t-shirt noir à manches courtes et d’un short en jean délavé, de mes tongs à imprimés militaires, sachant pertinemment que le patriarche et la marâtre vont détester de me voir dans une telle allure. Descendant les escaliers, je constate que rien ne change, jour après jour, qu’ils sont toujours là, à parler des derniers potins entendus au siège de l’entreprise immobilière qu’ils gèrent. Il faut me faire violence pour ne pas rebrousser chemin, ce n’est que la hantise de disputes continuelles qui me force à entrer dans la salle à manger où tous sont là, à attendre ma venue. Aucun œil jeté à aucun d’entre eux, je m’assieds à la place qui m’est destinée depuis toujours, en retrait des autres. « Irving, tu aurais pu mettre à un autre haut pour cacher tes… choses immondes aux bras. » Mon visage se ferme, et plus aucun son n’en sortira, je n’esquisse aucun mouvement trahissant mon envie d’aller obéir aux ordres proférés. Il n’y a aucune visite annoncée, alors je ne vois pas pourquoi j’aurais à cacher les vestiges de ce qu’ils m’ont infligé. Le repas passe, tandis que je me tiens à l’écart des discussions, voulant volontairement ne pas être impliqué dans ce qui se trame, voulant simplement que l’on me fiche la paix. Puis, l’après-midi se déroule également, similairement aux autres, plongé dans des livres, puis les jeux vidéos avant d’oser descendre une collation composée d’une gaufre et d’un jus de fruit avant de retourner à l’étage en voyant le reste de la famille se rendre à un gala de charité. Tous, sauf Nola. Je m’échappe à nouveau dans ma chambre, le casque vissé sur les oreilles pour écouter de la musique avant d’entendre frapper délicatement à la porte. « Je veux pas te parler, fiche moi la paix s’il te plaît. » Ma voix est forte, claire, mais totalement dénuée de méchanceté. Je ne peux pas être horrible avec elle, malgré toute la bonne volonté du monde, il me sera toujours impossible de me montrer cruel, que ce soit avec elle, ou avec un ou une autre, exceptés les parents. C’est elle qui m’a sauvé la vie, malgré que je ne veuille pas l’être au moment où je me suis ouvert les veines, et en remerciement, je tente de la fuir, inlassablement depuis deux ans, me dérobant éternellement à cette conversation qu’elle désire ardemment avoir sur les raisons qui m’ont conduit à vouloir me soustraire de ce monde. Raisons que je n’ai jamais abordés avec qui que ce soit, pour une simple et bonne raison, qui comprendrait ce qui me traverse ? Qui comprendrait ce par quoi je suis passé sans me juger comme étant un idiot profond ?


CODAGE PAR AMATIS



❝razorblade❞ Rien de plus heureux que de penser à ceux qui ne sont plus : ils reviennent par cette pensée et c'est comme si on gagnait au bras de fer avec la mort, éprouvant la douceur d'être momentanément vainqueur des ténèbres.
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