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Thatcher NicholsTO BUY THE TRUTH AND SELL A LIE.
TO BUY THE TRUTH AND SELL A LIE.
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(#) sweet memories / pv { Dim 8 Juil - 2:22 }
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mystérieuse femme


Il était assis à une table d’un café, complètement seul. Thatcher était un homme, qui derrière les apparences, adorait la solitude. Il était assis, feuilletant le journal sur sa tablette et laissait son esprit vagabondé où bon lui semblait. Le plus souvent ses souvenirs se rapportait aux femmes, il en avait connu des dizaines et des dizaines et plus encore. Dans ce lot, six femmes ont tiré une épingle du jeu, faisant d’elles, à un moment ou à un autre, la femme la plus importante de sa vie. Naturellement il y avait en tête de liste de douce mère, paix à son âme. C’était une femme avec un cœur sur la main et qui se battait bec et ongle pour ses enfants. La femme était décédée depuis seulement quelques mois. Il était heureux d’avoir pu compter sur sa présence toutes ces années. Abigail et Amélia Nichols avaient été, toutes les deux également, des femmes importantes dans sa vie. L’une était son moteur d’énergie, celle pour qui il donnait son meilleur. Son but ultime ; la vaincre et c’est ce qu’il avait réussi à faire. Amélia, son petit ange gardien, sa petite sœur rouquine aux grands yeux bleus, décédée beaucoup trop tôt.

Louisa Cavendish, voilà le nom de la première femme qui avait fait battre son cœur de glace. Ils étaient jeunes, très jeunes même, lorsqu’ils sont tombés amoureux l’un de l’autre. Louisa est l’une des rares chanceuses dans ce monde à pouvoir dire qu’elle possède une lettre signée avec un ‘’Je t’aime’’ de Thatcher, pour ne pas dire la seule ? Louisa, sa petite Lou, a été celle présente lors du décès d’Amélia. Thatcher a cru, à quinze ans en tout cas, que c’est elle qu’il épouserait. Un beau match idéal. Les Cavendish et les Nichols étaient amis, pourquoi pas, ça aurait pu. Une fois partie à l’Université, Louisa finit par s’envoyer en l’air avec un homme et en tomba enceinte. Un coup d’un soir pour s’amuser le condamné à un mariage forcé. Ce n’est pas pour autant que Thatcher mit fin à sa liaison avec elle. Pendant vingt-six ans ils ont été unis, secrètement, sans amour, mais avec un appétit sexuel similaire.

Lilith Warner, sa première épouse. Une femme séduisante comme Thatcher n’en avait pas souvent vu. Peut-être était-elle aujourd’hui son ex-femme, il n’en demeurait pas moins qu’elle était la plus belle femme qu’il eut connue. Ils se sont rencontrés pendant ses années universitaires et son élégance, son intelligence et sa détermination avait tôt fait de le séduire lui, mais surtout ses parents. Peut-être était-ce aussi parce qu’elle était l’une des enfants d’Elliot Warner, propriétaire d’une compagnie pharmaceutique mondialement connue. Lilith devint rapidement sa femme et ils fondèrent une famille peu de temps après le mariage. Il n’aura jamais su l’aimer convenablement. Peut-être n’va-t-il jamais réellement essayer de l’aimer. Il était toujours trop occupé à prendre soin de Louisa, sa maîtresse pour qui il n’éprouvait pourtant aucun sentiment amoureux.

Lila Hamilton, son grand amour. Le pur, le vrai, celui pour qui il déplacerait des montagnes. Il avait presque cinquante ans lorsqu’il tomba sur elle, par hasard, dans une supérette de village perdu. Il remercie chaque jour le ciel d’avoir été là, précisément ce jour-là. Lila est la raison pour laquelle aucune de ses relations fonctionna. Lila, sa douce et belle amour. Elle représentait tout pour Thatcher et il espérait représenter tout autant de belles choses pour elle. Ils étaient mariés depuis cinq ans et elle emmenait avec elle deux grands enfants. Ils formaient une famille, aussi dysfonctionnelles puissent-elle être. Il ne le démontrait jamais, mais ils les aimaient tous, sincèrement.

« Salut, c’est moi. Écoute, je pensais à toi et j’ai vraiment envie de te voir. Oui, je sais… »
Il raccrocha son téléphone portable, l’interlocutrice au bout du fil n’avait tout simplement pas le choix de le rejoindre. Il l’attendrait, penser à elle lui donnait envie de la voir. Ces trois femmes avaient été importantes dans sa vie, elles avaient apporté quelque chose de réconfortant et elles représentaient toutes énormément pour lui, malgré tout, à cet instant, c’est l’une d’elle en particulier qu’il voulait voir
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(#) Re: sweet memories / pv { Dim 8 Juil - 23:35 }
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mystérieuse femme


Les jambes recroquevillées sous elle, le portable collé entre l’oreille et l’épaule, elle laisse une main s’attarder sur son front en un geste qui marque effrontément sa nervosité. L’autre main se resserre autour du crayon, le laisse s’agiter un peu trop rapidement contre le papier de grains où les traits prennent vie, petit à petit. La voix s’élève à l’autre bout du fil, et Louisa se demande soudainement pourquoi elle a décroché. Le crayon s’attarde un peu trop grossièrement, glisse maladroitement et laisse une trace indésirable sur le papier. C’est que quelques mots, des syllabes murmurées, ça prend que quelques secondes, et puis, plus rien. Elle a à peine le temps d’émettre un sifflement désapprobateur, mais pas un non. Son interlocuteur raccroche sans plus de cérémonie. Elle a besoin que de ça, Louisa. Elle a déjà l’esprit ailleurs, à des années lumières de l’époque actuelle. Presque machinalement, ses yeux se tournent en direction du balcon de cette maison bien trop grande, qui lui donnait l’impression de pouvoir les avaler, sa solitude et elle, aussi rapidement que sûrement, durant les premières années du divorce. Peut-être qu’il lui manque, un peu. De temps en temps. Quand les draps sont trop froids, malgré la chaleur étouffante de l’état dans lequel ils résident. Elle n’y a jamais pensé plus que ça ; il s’est remarié, elle pas, l’histoire s’arrête là. C’était sa décision, à elle. Ca l’a toujours été. A dix-huit ans comme à quarante-cinq ans. Elle dépose le carnet de croquis et le crayon sur la table basse pour mieux se recroqueviller dans le canapé queen Anne. Ca a toujours été plus facile de l’éviter – ça lui a permis de pouvoir se regarder dans le miroir à nouveau sans y voir le monstre d’égoïsme qu’elle est pourtant, de pouvoir bruncher avec Astoria sans ce nœud au fond de l’estomac. Et tant pis pour les "et si", pour les nuits d’extase dans les hôtels luxueux de Milan ou Londres. Tant pis pour le choix qu’avait fait Tatcher – son choix, c’était elle et son choix à elle, c’était lui. Avant que la culpabilité ne lui saute à la gorge chaque fois qu’elle posait le regard sur sa seule et unique fille.

Et finalement, tant pis pour ce goût d’inachevé qui lui brûle à nouveau la gorge.

Louisa se redresse soudainement. Une dizaine de minutes plus tard, la porte de la demeure claque derrière elle, le chauffeur privé au pied, plus fidèle que son golden retriever, lui ouvre la portière de la voiture dans laquelle elle se hisse délicatement. "Au country club", annonce-t-elle dès que le moteur vrombit. C’est que Tatcher n’a pas dit grand-chose. Il n’a jamais été très explicite, mais au bout de plus de vingt ans, lire entre ses lignes, à lui, est devenu plus aisé que lorsqu’elle devait le faire pour son époux. Louisa lève les yeux au ciel, exaspérée. Ex-époux, bon sang. On lui ouvre à nouveau la portière de la voiture en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, et lorsqu’elle passe la porte du club, son regard balaye les environs avec prudence. Il est dans un coin, seul et presque à l’abri des regards. Elle hésite quelques instants, ne sait pas trop ce qui l’attend. C’est qu’elle l’a laissé en plan, petit à petit, lui a tourné le dos, a pris la fuite – c’était plus facile. Tellement plus facile. Une fois à sa hauteur, sa main glisse machinalement sur le long de son bras, s’arrête sur son épaule qu’elle étreint délicatement. "Salut, Tatch", et elle lui sourit, l’air confiant. L’air, seulement. Une fois assise, elle arque un sourcil, le scepticisme brille au fond de ses grands yeux bleus curieux. Presque inquiets. Parce qu’il y a toujours cette fichue affection, qui lui revient de plein fouet, comme une gifle, qu’elle est incapable de chasser. Elle sait pas trop c’que c’est – elle a pas l’habitude de soucier de quelqu’un, en dehors des enfants et de sa petite personne. "Comment tu vas ?" Elle a l’impression que ça fait une éternité. C’est de sa faute, un peu. Entièrement, même.

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(#) Re: sweet memories / pv { Lun 9 Juil - 3:49 }
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mystérieuse femme


La serveuse, une belle rousse aux yeux verts, début vingtaine et tentant maladroitement de se gagner un bon pourboire glissa une main sur l’épaule de l’homme influent en lui servant un nouveau verre de champagne. Thatcher, qui habituellement aurait jouer la carte de la flatterie galante repoussa vulgairement la jeune adulte. Son regard était braqué sur l’entrée, il y a longtemps qu’il n’avait pas vu ses cheveux bruns virevoltés. Il l’attendait avec une impatience sans doute déplacée. Il ne comprenait pas pourquoi il avait décroché le téléphone pour lui parler. Cela devait faire au moins six ans, depuis le divorce avec Lilith sans doute, qu’il ne l’avait pas vu. Thatcher était un homme heureux et comblé en ménage, jamais il n’envisagerait de sauter la clôture. Une fois c’était déjà de trop, particulièrement dans le cas de Lila Nichols. Il ne voulait pas la faire souffrir, c’était bien une première dans sa vie ; tenir suffisamment à quelqu’un pour penser à ses besoins et ses envies. Jusqu’à présent l’homme n’avait dans sa vie qu’écouter ses propres désirs. La vie ne manquait pas de preuves à fournir pour prouver que cet homme n’était rien d’autre qu’un immense tas d’égocentrisme. L’échec de sa relation avec Lou en était une excellente. Un jour il avait dû faire un choix et il l’avait choisi elle. C’était elle qu’il voulait au détriment du bonheur de leurs enfants respectifs. À l’époque Thatcher se fichait bien des sentiments que son fils aîné et l’unique fille de Louisa ressentaient l’un pour l’autre. Ce qui aurait pu, dans un sens, être l’éclosion d’une quelconque relation moindrement plus sérieuse, qui sait ce que l’avenir aurait réservé aux deux amants, fût plutôt l’inverse ; le début de la fin. Contrairement à Thatcher, Louisa était ronger par le remord. Elle n’arrivait plus à se regarder en face et finalement, bien rapidement, ils ont cessé de se voir, tout simplement. Thatcher se mentirait à lui-même s’il disait qu’il n’avait pas songer quelques fois à quitter Lilith pour officialisé quelque chose avec Louisa, ça lui a passer par l’esprit de donner un sens à cette décision. Ça n’aurait pas été que pour une histoire de fesses, ça aurait été pour une histoire d’amour. Sauf que voilà, Thatcher n’était pas amoureux de Louisa, pas comme ça en tout cas. Il accepta silencieusement cette rupture et puis finalement, il tomba sur Lila et il finit par être profondément et sincèrement heureux sans Louisa dans sa vie.

Ce n’est pas pour autant que son regard ne s’illumina pas dès qu’il vue la belle brune faire son entrée dans le Country Club. « Lou… » Il glissa ses mots entre ses lèvres, comme un soupire lorsqu’il sentit la douce main de Louisa glisser le long de son bras jusqu’à son épaule. Il leva le regard vers elle, lui jetant un regard tendre. Au-delà de toute cette histoire de sexe, d’amour et de séparation, Louisa était beaucoup plus pour lui que tout ça. Elle avait été sa plus sincère amie, tout au long de son existence. « Salut, Tatch » Elle le disait toujours de la même façon, ce qui plongea l’homme dans des décennies de souvenirs. « Comment tu vas » Au bout de quelques secondes de silence il revint à lui-même. « Bien, ça va vraiment bien. » Il lui montra sa nouvelle alliance, aussi discrètement que possible. Ils étaient dans un country club après tout. « Je me suis remarié depuis le divorce avec Lilith. » Sous ses mots il prit doucement la main de Louisa dans la sienne. « Et toi, comment ça va ? Cela fait longtemps… »

Thatcher était un homme complexe. Il était manipulateur, fourbe, mais il était aussi un homme tendre et qui, lorsqu’il aimait réellement, était prêt à tout. Le problème avec Thatcher était qu’il avait une façon tordue et vicieuse d’aimer les gens. Son fils par exemple, Archi, était l’une des principales victimes de cet amour maladroit et perfide. Thatcher l’aimait, c’était évident, mais pour lui le simple fait de l’avoir emmené en détox lorsqu’il était adolescent était une preuve suffisante. Pour Lilith, le simple fait qu’il restait marié avec elle était une preuve suffisante de son affection à son égard. La plus belle preuve de tout ça était qu’il aurait pu la quitter pour être avec Louisa, mais Lilith l’emportait sur Louisa, l’idée de la famille parfaite l’emportait sur Louisa. Pourtant, Lila n’avait eu besoin que de quelques rendez-vous, sans sexe de plus, pour convaincre l’homme qu’il n’arriverait plus à respirer si elle n’était pas auprès de lui. Thatcher savait aimer, mais il aimait très mal. « Tu me manques, Louisa. »

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(#) Re: sweet memories / pv { Lun 9 Juil - 22:47 }
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mystérieuse femme


Quelques secondes s’écoulent, elle attend qu’il lui donne une réponse à la question poliment posée. Presque timidement – c’est étrange, ce fossé creusé au fil des années, qu’elle n’a plus jamais souhaité franchir. Elle l’observe lever la main, désigner l’alliance qui entoure son doigt d’un étau protecteur et qu’elle détaille scrupuleusement. Il s’est marié à nouveau, ne peut s’empêcher de le lui faire savoir ; et elle manque de lui faire remarquer qu’elle le sait déjà. Qu’ils se sont séparés et qu’elle s’est parallèlement rapprochée de Lilith, sans trop savoir pourquoi. Peut-être était-ce leurs divorces survenus pratiquement au même instant. Peut-être qu’elles avaient toujours été plus semblables qu’elles ne voulaient bien l’admettre. Peut-être que toutes ces années, Louisa s’était sentie coupable de s’envoyer en l’air avec le mari de cette dernière, et que maintenant qu’elle y avait mis un terme, elle se sentait digne d’être son amie. Peut-être que c’était un tas de chose, un mélange où toutes ces raisons s’entremêlaient étroitement. Oh oui, elle est définitivement au courant, mais ne peut lui avouer que c’est parce qu’elle a passé des heures avec son ancienne épouse, à critiquer et décortiquer la nouvelle élue de son cœur sous tous les angles envisageables. C’est qu’une fois réunies, la blonde et la brune sont de véritables vipères. C’est donc la surprise, que Louisa se surprend à feindre, tandis qu’un large sourire fend ses lèvres. "Eh bien, la monogamie te sied terriblement bien au teint", se moque-t-elle d’une voix plus douce que d’accoutumée. Peut-être qu’il lui a manqué. Mais juste un peu. "Enfin, je ne me trompe pas, n’est-ce pas ?" Elle arque un sourcil, lève sa main libre et claque des doigts, geste hautain pourtant naturel entre les murs du club. Lorsque la serveuse approche, elle lui demande un verre vin blanc, remarque aussitôt que le regard de la jeune femme s’attarde un peu trop longtemps sur la silhouette toujours aussi plaisante de Tatcher. "Tu es bien devenu monogame, pas vrai ?" Elle prend un air faussement grave. C’est qu’elle se souvient de lui comme de l’homme aux mille et une amantes, un peu plus fougueux au gré des années écoulées. C’est pour ça, qu’ils se sont toujours si bien entendus – aussi bien au lit qu’en dehors, même s’ils adoraient donner l’impression du contraire : ils étaient étrangement semblables, étroitement liés depuis leur adolescence. "Je vais bien", finit-elle par répondre en ôtant sa main de la sienne. Ils ont survécu à des années d'adultère sans se faire pincer, jeunes et fougueux, il est hors de question qu'on se mette à imaginer des choses maintenant qu'ils sont plus innocents qu'ils ne l'ont jamais été. "D’après les échos qui me sont parvenus, je crois qu’on a divorcé approximativement au même instant", lui fait-elle savoir en haussement délicatement les épaules. Coïncidence, destin ou idiotie dans le genre, elle a toujours tout bafoué avec négligence, même lorsqu’il lui a tout donné. Elle lève la main, à son tour, fait bouger chacun de ses doigts sans bague, tandis qu’un sourire moqueur étire ses lèvres. "Personnellement, je serais bien incapable de me passer de la polygamie". Et c’est la vérité. Elle s’est retrouvée emprisonnée une fois et on ne l’y reprendra pas. Elle n’est plus cette gamine de dix-huit qu’on peut enfermer aussi aisément dans un mariage. Un mariage terriblement libre, d’une certaine façon, ceci dit.

Et puis, y’a quelques mots de trop qui s’échappent à nouveau d’entre ses lèvres bien dessinées. Les mots qu’elle fuit depuis près de six ans, pour les avoir ressentis, elle aussi. Quelle ironie. Quelle putain d’ironie, quand on sait que c’est elle qui a préféré noyer sa culpabilité avant d’en être dévastée. Qu’est-elle supposée répondre à ce genre de phrase, au juste ? Qu’il lui manque, à elle aussi ? C’est pas d’l’amour, au moins, même si elle sait pas forcément ce que c’est et c’est déjà pas mal. Toute cette histoire aurait été infiniment plus douloureuse si ça avait été le cas. Parce qu’il l’aurait fait souffrir, elle en est certaine, l’a toujours été – et c’est peut-être pour ça, qu’elle a laissé s’échapper la possibilité d’en tomber réellement amoureuse quand ils se sont tous deux retrouvés piégés dans leur mariage. Parce qu’elle est plus futée que ça, Louisa. Terriblement plus futée que les autres idiotes qui espéraient le voir quitter son épouse, quand elle savait qu’il ne le ferait pas, que les apparences étaient trop importantes. Et Louisa était totalement d’accord. Les nuits dans les Hilton aux quatre coins du globe, c’était bien. Terriblement bien, même. Mais les avantages dégagés par leurs puissantes familles, c’était mieux. "Tatcher", réprimande-t-elle en levant les yeux au ciel, avant de claquer une nouvelle fois des doigts. Cette rouquine est-elle si incompétente qu’elle est incapable de lui apporter son verre de vin dans les temps imparti par les sévères diktats de la bienséance ? "Où est mon verre, pardi ?" Elle sait pas quoi répondre.

Ou elle sait, mais ne veut pas, se demande soudainement ce qu’elle fait là.

Elle a jamais voulu admettre qu’elle pouvait tenir à lui plus que de coutume – ou l’avait fait, une seule et unique fois. Elle l’avait choisi, au détriment d’Astoria et la culpabilité l’avait dévorée toute entière. Elle sait, pourtant, qu’il est (ou a été) un peu plus qu’un brillant amant. Tatcher est plus doux et humain que le monde entier ne semble vouloir le penser. Bien plus qu’elle ne le sera jamais, elle.
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(#) Re: sweet memories / pv { Mar 10 Juil - 1:17 }
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Louisa, sa belle Louisa, fonceuse, audacieuse et toujours au-dessus de tout. Elle n’avait rien à voir avec ces amantes d’une nuit, toujours prête à se mettre à genoux, littéralement, devant lui pour satisfaire ses moindres désirs. Sans doute est-ce l’une des très nombreuses raisons qui ont fait qu’ils ont tenus si longtemps dans ce secret ; ils étaient des individus si imbus d’eux-mêmes. « Eh bien, la monogamie te sied terriblement bien au teint » Thatcher laissa échapper un petit rire à cette plaisanterie, plaisanterie qu’il s’autorisait à rire simplement avec cette femme assise devant lui. « Enfin, je ne me trompe pas, n’est-ce pas ? » Cette phrase aurait été prononcé par n’importe quel individu sur terre qu’il n’aurait pas sourciller un instant. Les mots prononcés dans la bouche de Louisa le ramenèrent six ans en arrière. Une tension sexuelle qu’il n’avait jamais ressentie auparavant pour Lilith l’avait conduit à faire l’amour avec elle sur le bureau de son avocat, Frédérick, quelques minutes à peine après avoir signer les papiers du divorce. Aucune explication logique, simplement une impulsion plus forte que tout le reste. « Tu es bien devenu monogame, pas vrai ? » Thatcher hocha simplement la tête. « Qui aurait pu croire ça, n’est-ce pas, Lou ? » Son estomac se noua lorsqu’elle glissa sa délicate main de la sienne alors qu’elle lui confirmait qu’elle allait bien. Thatcher s’en voulait un peu d’avoir laissé les choses faire entre eux. « D’après les échos qui me sont parvenus, je crois qu’on a divorcé approximativement au même instant » Thatcher n’était pas surpris, Louisa n’était pas la seule à savoir certaine chose. Il fit malgré tout mine d’être surpris. « Félicitations, libéré de l’emprise de ses ridicules Rutherford. Je t’ai toujours dit que ce nom de famille ne t’allait pas. » Louisa Nichols, ça aurait eu de la gueule à une époque. « Personnellement, je serais bien incapable de me passer de la polygamie » Le regard bleuté de Thatcher détailla la femme devant elle. Lila avait fait naître en lui bien plus que des sentiments amoureux, elle l’avait rendu plus humains. Elle avait une petite porte en lui, toute petite, infime de sensibilité. Il ne l’admettrait jamais, mais cette nouvelle facette de lui le rendait parfois malheureux. Ça lui manquait de faire ce qu’il voulait. Il pouvait presque prétendre que cette phrase dites par Louisa était une invitation à mettre fin à ce tête-à-tête. Il avala sa salive, ayant en tête sa douce Lila. « Les gens ne changent pas à ce point, Lou. »

Puis voilà, les mots ‘’tu me manques’’ sortirent de sa bouche. C’était des mots sincères que Thatcher pensait vraiment. Louisa avait été un terrain de jeu incroyable pour lui. Il avait pu être exécrable, il avait pu agir en connard et être un véritable trou du cul. Il savait qu’il pouvait toujours compter sur le refuge que lui emmenait Louisa. « Thatcher. » Elle leva les yeux au ciel, cela l’insulta. « Ne fait pas ta farouche Louisa, je ne te fais pas une déclaration d’amour. » À voir finalement comment par la suite Louisa traita la jeune serveuse au postérieur agréable à regarder, Thatcher compris que c’était un sentiment réciproque. « Suzie, emmène-moi un autre verre et tiens, demande au chef de nous préparer quelques choses à manger. » Il n’avait même pas regardé la rouquine, se contenta de simplement fixer Louisa.

« Seras-tu présente au mariage de mon fils, Harper ? Il va marier la petite Hadwell. C’est une chouette fille. » Suzie revint vers eux, Thatcher pouvait sentir la peur que lui intimait Louisa. L’homme ne put se retenir de rire. « Mademoiselle Cavendish, cette pauvre fille ne voudra plus jamais travailler ici. Vous lui faites peur. » Il prit une gorgée du whisky fraîchement arrivé sur la table. « Alors, dis-moi, à part prendre le thé et des biscuits, que fais-tu de ton temps libre ? Tu vois quelqu’un ? » Thatcher fit un sourire charmeur, presque séduisant. Un sourire qu’il abordait toujours à l’époque, avant de la retrouver ‘’par hasard’’ ailleurs. « En tout cas, ma belle, le divorce te va à merveille. »

Thatcher était un être égoïste, il aurait aimé pouvoir obtenir tout ce qu’il voulait. Il aimerait pouvoir avoir Lila, il aimerait pouvoir l’aimer comme il l’aime en ce moment sans pour autant à avoir à se priver de tout ce qu’il aimait avant, tout ce qu’il faisait de lui Thatcher Nichols. Il avait l’impression de se ramollir, il avait l’impression que les gens maintenant pouvait faire ce qu’il voulait de lui. Pire, il avait l’impression d’être désormais un homme accessible. Cette constatation le rendait furieux en permanence et il pouvait agir comme un con, comme à la fête du 4 juillet par exemple, comme inviter Louisa ici. Une tentation ultime, Louisa était un point faible pour lui. Il pouvait presque se souvenir de l’odeur de sa peau sur les draps de satins des hôtels. Son petit hamster se faisait aller vite dans sa tête, il devait combattre le feu par le feu. Son esprit était ailleurs, il était partout à la fois. Il avait l’impression de perde le focus sur ce qu’il voulait et cela lui faisait prendre des décisions discutables. Thatcher bu cul sec son verre de whisky avant de claquer les doigts vers Suzie-la-rouquine-incompétente. « J’ai besoin de prendre l’air en fait. Ta envie de m’accompagner faire un tour à l’extérieur ? » Thatcher plongea son regard en elle. L’air commençait à lui manquer, il avait le sentiment d’étouffer. Il sentait qu’il finirait par faire une grosse connerie un jour ou l’autre. Il l’avait dit lui-même, quelques minutes auparavant ; les gens ne changent pas à ce point. Il avait été con d’appeler Louisa. Lila était amoureuse d’un homme en lui, pas de l’entierté de sa personne. Elle était une bonne personne, Lila, elle ne pouvait pas être amoureuse du monstre qu’il était. Si par moment Thatcher pouvait sembler avoir changer, être un homme ranger, il n’aurait pas fallu qu’on puisse pénétrer son esprit. Combien de femmes avaient-ils déshabillés et sauter simplement en posant son regard sur elles ? Combien de fois depuis l’arrivée de Louisa avait-il eu envie de tout balancer et de la monter dans une chambre ? Thatcher aimait Lila, il devait rester fort. C’est ce qu’il se répétait, tous les jours. Lila ne pouvait lui en vouloir d’éprouver du désir, il avait été un homme comme ça pendant près de cinquante ans. Ça ne partirait pas en claquant des doigts, l’important, et c’est ce qu’elle devrait se dire si un jour ses plus intimes pensées venaient à sortir, c’était qu’il n’avait jamais passer à l’acte. C’était ce qui comptait, après, ce qui se passait dans sa tête, ça le regardait lui et ses petits moments solitaires

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(#) Re: sweet memories / pv { Mar 10 Juil - 16:34 }
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Louisa se détend doucement, les pupilles vrillées en direction de Thatcher. Elle l’observe attentivement, analyse chaque parcelle d’émotion qui traverse son visage lorsqu’elle se moque de lui, toujours avec une gentillesse que peu de personnes peuvent se vanter connaître. C’est qu’on octroie plus aisément le titre de tyran à Louisa que celui de bonne âme – Astoria a de qui tenir, elles le savent toutes deux et le monde entier semble le savoir également. Mais entre ces murs, en face de l’amant d’antan, elle est adoucie et lorsqu’il rit, elle hausse doucement les épaules, les yeux tournés vers le plafond, un sourire en coin.  "Je crois que personne n’aurait pu y croire, en effet", confie-t-elle en tournant à nouveau le regard vers son interlocuteur, le nez légèrement retroussé en une moue amusée. Elle, en tout cas, n’y aurait jamais cru une seule seconde et pour cause, il était son alter-ego, version masculine. C’était comme si elle se mettait au régime, qu’elle se laissait à nouveau passer la bague au doigt et qu’elle jurait fidélité, main sur le cœur – tout simplement absurde. Et quand Thatcher moque ouvertement la famille de son ancien époux, à laquelle elle appartient encore, d’une certaine façon, Louisa pense à s’insurger. L’idée ne dure que quelques secondes, avant qu’un rire discret ne s’échappe d’entre ses lèvres. Elle secoue doucement la tête, comme pour chasser ses dires et lui lance finalement un regard réprobateur, même si elle finit par l’admettre. "C’est vrai", fait-elle remarquer en souriant malgré elle en se remémorant toutes ces fois où il le lui a fait remarquer et où elle a marqué son accord. "Tu ne les as jamais portés dans ton cœur… Avec cette querelle absurde". Et elle non plus, pour tout dire – la belle-mère en tête de liste : une véritable harpie. Quel plaisir de ne plus avoir à la croiser aux repas de famille et devoir lui sourire, quand la seule envie qui animait Louisa était celle de la pousser dans la piscine et lui maintenir la tête sous l’eau pour lui rafraîchir les idées. Lorsqu’elle revient à la réalité, elle croise le regard de Thatcher et est soudainement renvoyée trente-deux ans auparavant. C’est Nichols, qu’elle aurait signé sur les papiers, si elle n’avait pas fauté, et non pas Rutherford. Et puis, elle se rend compte que si elle le veut réellement, elle peut l’emmener avec elle, là, tout de suite – chez elle comme à l’hôtel. Un battement de cils, une caresse bien placée et le tour est joué. Elle le sait, lui aussi. Les gens ne changent pas à ce point, c’est lui qui le dit, pas elle.

Alors, elle s’arrange pour calmer le jeu qui débute doucement, mais sûrement. Il a beau lui manquer, elle ne peut s’empêcher de le réprimander, quitte à jouer les fausses effarouchées. Thatcher a le regard vrillé sur elle, elle a les yeux accusateurs tournés en direction de Suzie-la-serveuse-incompétente qu’elle pourrait faire virer en un claquement de doigts. Ça lui ferait du bien, de déverser toute cette frustration sur une pauvre innocente.  "Non", répond Louisa en se redressant soudainement, comme brûlée à vif. "Nous n’allons pas manger. Je n’ai pas le temps." C’est vers le Nichols, qu’elle tourne ses grands yeux bleus accusateurs, au fond desquels danse une lueur foudroyante, cette fois-ci. Elle penche légèrement la tête, comme pour lui dire "arrête ça tout de suite", avant de tourner la tête vers Suzie, lui adressant un sourire crispé à la place de lui hurler de déguerpir. Et tant pis si la jeune serveuse est traumatisée – ça n’en fera qu’une de plus sur la longue liste du club. "Tant mieux, si je lui fais peur, peut-être que ça la rendra plus efficace." Sa mauvaise humeur fond comme neige au soleil et elle lui lance un petit sourire entendu. "Le mariage d’Harper ?" Son cœur fait un bond dans sa poitrine. Oh, Harper. Harper qu’elle associe toujours à Astoria, même après toutes ces années, comme une punition qu’elle s’infligerait pour le choix qu’elle a fait. "Moi, au mariage d’Harper ?" Elle laisse échapper un petit rire pour masquer sa nervosité, puis fronce les sourcils en secouant docilement la tête. Quelle idée. "Oh, non. Mais j’ai dessiné la robe de Megan, en revanche." Changer de sujet pour ne pas ressentir de culpabilité, elle a l’habitude, à force. Thatch fait le reste du travail, réoriente la conversation vers ses potentielles relations, la fait à nouveau sourire. Louisa saisit le verre de vin pour lequel elle a l’impression d’avoir patienté bien trop longtemps, le porte à ses lèvres, le cœur soudainement plus léger. Il a ce sourire ravageur, qui ne la laisse pas indifférente et qui l’a si souvent fait rougir, lorsqu’ils étaient plus jeunes. Elle se tortille sur sa chaise, glousse légèrement avant de secouer la tête par la négative.  "Non." Parce qu’elle ne sait pas qui désigner entre Harald, Clifford ou Charles. "Pas vraiment", corrige-t-elle en plantant son regard dans le sien. Elle consacre les minutes qui s’écoulent à finir son verre et se convaincre que ce n’est rien de grave, qu’après tout, flirter avec Thatcher, c’est pas la fin du monde. Elles le font toutes. Et puis, ils sont adultes, ils sont capables de se contenir, pas vrai ? Ça serait bien plus facile si elle en était elle-même convaincue. Du coin de l’œil, elle l’aperçoit vider son verre en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire et lui lance un regard inquisiteur. C’est pas l’envie de l’accompagner qui lui manque, bien entendu, mais ne sont-ils pas plus à l’abri ici, assis à quelques mètres l’un de l’autre ? Louisa arque alors un sourcil, emprunte au scepticisme :  "Faire un tour, huh ?" Elle marque une pause. "Bon, très bien. Mais ne tardons pas trop, j’ai des croquis à terminer".
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Un sourire un peu trop séducteur se forma sur le visage d’hypocrite de Thatcher. « Bon, très bien. Mais ne tardons pas trop, j’ai des croquis à termine » Thatcher se leva et invita Louisa à faire de même, cette douce Louise. Il glissa une main derrière son dos, un pur geste de galanterie, personne au Country Club ne pouvait ou ne pourrait interpréter ce geste différemment. Ils le faisaient tous, les hommes. Il s’avança vers elle, pressa ainsi sa main sur ses hanches. « Tu sais que je n’aime pas faire trainée les choses inutilement, de toute façon. » Thatcher repoussa le coprs de Louisa, doucement, loin du sien. Après toutes ces années de silence et surtout, malgré tout son amour pour Lila, le naturel revenait dangereusement vite au galot. Louisa avait toujours le même effet sur lui. Avec les années l’homme avait développer un goût prononcé pour les femmes plus jeunes, quelques fois l’homme était même aller jusqu’à prendre la couchette avec des demoiselles tout juste majeur. Lila elle-même était plus jeune que lui, elle était tout juste plus âgée que son fils aîné Harper. Pourtant, Louisa, il avait aimé son corps à 15 ans et il raffolait de son corps de cinquante ans. L’homme se fit violence pour chasser les images d’une Louisa nue. « Ça serait bien que tu viennes… » Un sourire coquin à son allusion sexuelle accompagna cette phrase. « Au mariage, je veux dire. Crois-moi, Harper est très heureux. » Oui, il l’était. Thatcher avait eu raison de faire ce qu’il avait fait à l’époque. « On n’épouse jamais son premier amour, tu devrais le savoir. » Le duo s’avançait dans le hall du country club et ils se retrouvèrent à une intersection. Allaient-ils prendre une chambre ou iraient-ils réellement prendre l’air ?

« Louisa. » Il la dévorait du regard, comme ça, dans le hall bourré de personnes tous plus curieux les uns que les autres. « Monsieur Nichols ? » Une petite voix féminine fit sursauter l’homme, il détestait profondément cette facette de lui ressentant la culpabilité. Son cœur s’accéléra dans sa poitrine, il avait l’horrible sentiment d’être pris en flagrant délit d’adultère, ce qu’il ne faisait pas. « Quoi ? » Aboya-t-il en voyant apparaître dans son champ de vision Suzie-la-serveuse-incompétente. « Quoi ?! Vous ne comprenez pas que quand deux personnes se lèvent de table ce n’est pas pour se faire pourchasser ? Foutez-moi le camp. » Il exagérait sans doute sa colère, mais la peur ressenti quelques secondes auparavant l’avait paralysé complètement. La rouquine baissa le regard et lui tendit, les mains tremblantes, son porte-monnaie malencontreusement oublier sur la table. Thatcher le frustré lui arracha des mains sans s’excuser. Il lui tourna le dos. « J’ai oublié mes clefs de voiture dans ma chambre en haut, tu m’accompagnes Louisa ? »

Thatcher avait un nœud dans l’estomac en s’enfonçant dans l’ascenseur, Louisa et lui étaient seuls lorsque les portes se refermèrent. « Ça te rappel des souvenirs, ma petite Lou ? » Il tourna la tête vers elle, qu’étaient-ils en train de faire ? Thatcher regarda derrière son épaule, un immense miroir reflétait la tension entre eux. « C’était quand la dernière fois Louisa ? » Dix ans au moins, la dernière fois qu’ils ont passés une nuit ensemble. La moins charmante de toute, c’était certain. Thatcher l’avait fait monter dans sa voiture après une virulente dispute entre eux, ils ne se souvenaient même plus du sujet. Ils avaient couché ensemble comme deux adolescents à l’arrière de la voiture et il l’avait déposé chez elle, comme un con. Thatcher lâcha un long soupire avant d’appuyer sur le bouton qui arrêtait le mécanisme de l’ascenseur, les bloquant comme dans un univers parallèle. Thatcher s’approcha de Louisa, sans un mot. Ils n’avaient plus besoin de se parler l’un et l’autre pour se comprendre. Thatcher agrippa ses hanches et la tira vers lui. Il pouvait sentir l’odeur de son parfum, toujours aussi bon et délicat. Il appuya son visage dans le creux de son cou, il ferma les yeux en remontant une main pour la glisser derrière son cou. Il s’éloigna doucement, son visage était tout près du sien. « Je suis désolé… Je ne pourrais pas. » Sa poigne se resserra autour de ses cheveux. « Je suis amoureux d’elle. » Il plongea son regard bleuté dans ceux de Louisa, ses lèvres effleurèrent délicatement. Il s’éloigna d’elle aussi brusquement qu’il s’en était approcher avant d’appuyer de nouveau sur le bouton. La tension entre eux étaient toujours là, mais maintenant mêlée à un immense malaise.


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(#) Re: sweet memories / pv { Mer 11 Juil - 0:02 }
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Comme chaque décision qu’elle prend, une fois que Thatcher a une main posée sur le bas de son dos, celle-ci n’est pas très réfléchie. Elle est même tout l’opposé, parce qu’elle accepte de le suivre sans broncher, alors qu’elle sait très bien que c’est inapproprié, qu’elle commet une erreur. Le précipice des mauvaises décisions est quelques mètres, droit devant elle, et Louisa est prête à sauter pieds joints dedans. Elle est incorrigible, tout comme Thatch – y’en a pas un pour rattraper l’autre et c’est pour ça qu’ils sont dangereux, laissés seuls. Ils sont pires que des enfants turbulents, faudrait garder un œil sur eux tout le temps. "Je ne crois pas que ce soit une bonne idée que j’y assiste. Astoria ne me le pardonnerait pas", lui fait-elle savoir en tournant vers lui un petit regard réprobateur. Petit un, les mariages, c’est pas sa tasse de thé, même si très ironiquement, c’est sur cette chose qu’elle juge absurde qu’elle a basé sa carrière si médiatisée. Petit deux, elle se sent toujours coupable et aurait l’impression de trahir Astoria – comme si elle ne l’avait pas déjà suffisamment fait, en choisissant son petit bonheur au détriment de celui de sa fille. Elle semble être la seule, pourtant, à se sentir responsable de cet idylle avortée. Ils sont des monstres d’égoïsme et elle est la seule à s’en formaliser, comme toujours. Comme dix ans plus tôt. "Oh, ça je le sais", confirme-t-elle en relevant ses grands yeux bleus vers lui. "Tu ne trouves pas ça ironique ? Que mes parents se soient arrangés pour étouffer notre relation, et que des années plus tard, j’en fasse de même avec celle d’Astoria et Harper ?" Ça la refroidit un peu, elle s’éloigne de lui, les membres crispés. L’idée d’être l’exacte similitude de sa propre mère fait naître une certaine forme de colère qu’elle n’a plus ressentit depuis ses dix-huit ans. C’est si injuste. Ils ont été si injustes.

Si égoïstes.
Et ils le sont encore.
Là, tout de suite.

"C’était pas à nous de décider pour eux", ne peut-elle s’empêcher de faire remarquer, une pointe d’accusation dans la voix. C’est pour ça qu’ils se sont querellés si violemment la dernière fois. Des adieux bafoués, virulents, qu’elle n’a pas oubliés. Elle l’a sans doute un peu énervé, en plus d’être à cran. Quand la serveuse vient docilement lui rapporter son porte-monnaie, il lui hurle dessus. Machinalement, elle vient poser une main sur son torse lorsqu’il l’arrache des mains de la jeune fille, c’est elle qui lui adresse un sourire contrit, presque désolé. Et quand il lui demande de l’accompagner, elle sent à nouveau le désire brûler chaque parcelle de sa peau, alors elle hoche positivement la tête. Et tant pis pour la culpabilité.
Un tas de souvenirs lui reviennent en mémoire. Londres, New-York, Milan. Les ascenseurs montant vers le ciel, vers leurs chambres aux derniers étages, leur donnant l’impression qu’ils dominaient le monde. Des vues imprenables sur les villes, toujours, et les draps froissés pas loin. "Il y a trop longtemps", murmure-t-elle, la respiration sifflante. L’ascenseur s’arrête, elle recule pour se coller au mur, de plus en plus incertaine, malgré le désire qui gronde dans le bas de son ventre. Les mains sur ses hanches, elle passe ses bras le long de ses épaules, entoure doucement son cou, de plus en plus fébrile. Doucement, elle laisse ses mains glisser sur son torse, les boutons de sa chemise sautent un à un. C’est un peu comme le vélo, c’est une habitude qu’on ne perd pas, même si on ne pratique pas pendant des années. Le visage dans son cou, elle penche la tête, puis l’observe, s’arrête dans son mouvement. Sa main remonte jusqu’à son visage, toujours proche du sien et elle la pose sur sa joue, jusqu’à-ce qu’il s’éloigne, presque en bondissant. Le rouge lui est monté aux joues, les idées se bousculent dans son cerveau et elle semble voir clair à nouveau. "Je suis désolée". Elle ferme les yeux, secoue doucement la tête en se plaquant contre la paroi de l’ascenseur opposée à celle où se trouve Thatcher. "C’est de ma faute, je n’aurais pas dû venir". Parce qu’elle sait quel genre d’homme il est. Elle sait quel genre de femme elle est. Et plus que tout, elle sait que l’attirance qu’ils ont toujours éprouvé l’un pour l’autre est un peu trop forte pour être maîtrisée.

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(#) Re: sweet memories / pv { Jeu 12 Juil - 2:06 }
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La culpabilité le submergea tel un raz-de-marée. Thatcher avait envie une vomir, qu’est-ce qu’il faisait, qu’est-ce qu’il ne faisait pas. Ses deux mains se rejoignirent derrière sa nuque, il appuya son front contre le mur face à lui. Il lâcha un juron. « Je suis désolé Lou. » Il se répétait, mais qu’est-ce qu’il pouvait dire d’autre ? Son corps tout entier lui hurlait de l’embrasser sauvagement et de revivre ces instants d’inimitiés partager il y à longtemps. Son corps était tendu par cette pulsion et la seule façon qu’il voyait pour alléger le tout aurait été de passer à l’acte. Les images d’eux, nus, entrelacés et s’embrassant passionnément tournaient en boucle dans sa tête. Il devait quitter cet ascenceur le plus rapidement possible, il ne voyait pas comment il arriverait à résister plus longtemps. Lila, il devait penser à elle et se concentrer sur elle. Il devait quitter le Country Club et se diriger vers le fleuriste le plus près, il lui achèterait une cargaison de fleurs s’il le devait. Il devait se racheter. Il devait redevenir cet homme qu’elle aimait. Quel genre d’homme était-il, à la moindre dispute sérieuse entre eux il irait sauter la première venue ? Naturellement, Louisa n’était pas une première venue. Quoi qu’il fasse, avec qui qu’il soit, Louisa aurait toujours un pouvoir sur lui. Elle n’aurait toujours qu’à claquer des doigts et il serait devant elle, sous elle, sur elle, peu importe son désir. Il devait combattre le pouvoir qu’elle exerçait sur lui. « Louisa. » Il se tourna lentement vers elle. Son regard s’attarda sur les chiffres qui défilaient. Ils attendraient rapidement son étage. Il se rapprocha d’elle et glissa une main sur sa joue et sous ton menton. « Tu n’as rien à te reproché. » Son regard s’attardait sur ses lèvres. Il avait le souffle court. Il avait qu’une seule envie et c’était de séparer ces quelques centimètres.

Malgré toute sa bonne volonté, il approcha lentement son visage d’elle. La conclusion de ce mouvement était inévitable, il n’avait pas cette force suffisante en lui pour la repousser. Louisa, c’était son poison. Il pouvait commencer à sentir le souffle de la femme sur son visage. Un bruit soulagea son cœur. L’ascenseur s’arrêtait, enfin. Thatcher releva de nouveau son regard vers elle, Louisa était belle, elle était magnifique. Il s’approcha pour finir le mouvement et posa ses lèvres à la commissure des lèvres de Louisa. « J’ai aimé te revoir. » Oui, il avait aimé revivre cette énergie qu’il n’avait pas ressenti depuis quelques années maintenant. Cette sensation de puissance qu’il ressentait lorsqu’il se trouvait auprès d’elle était incomparable. Il avait l’impression de pouvoir faire ce qu’elle voulait. Maintenant, ce qui avait changer, c’était qu’il avait quelqu’un avec qui partager ces envies, ces moments de puissance. Il voulait toujours conquérir le monde et si auparavant il se voyait seul au sommet de la montagne, désormais c’était avec Lila qu’il se voyait anéantir le petit peuple.

Thatcher s’éloigna de Louisa le cœur lourd et léger. Il se tourna une dernière fois vers elle. « Je n’ai jamais regretter de t’avoir choisi, il y a dix ans. Cette décision, je la prendrais encore et encore. Je ne changerais rien. » Thatcher la regarda une dernière fois, se demandant dans combien de temps il arriverait de nouveau à être dans la même pièce qu’elle, seul à seule. C’était dangereux, pour lui, pour son couple. Il agissait comme un véritable con ces derniers temps. Il voulait être l’homme que Lila espérait, mais sa véritable nature se débattait pour prendre le dessus. Il lâcha finalement l’entrée de l’ascenseur et regarda les portes se refermer sur la silhouette de son premier amour. « Aurevoir, petite Lou. »

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